Les infos à J-1

5 février 2026 - 15:17 [GMT 0]

  • À la veille de la 4e édition de la Muscat Classic, qui précédera les cinq étapes de la 15e édition du Tour of Oman, le tenant du titre sur la course par étapes Adam Yates a dressé les contours de son défi inédit d’aller chercher une troisième victoire à l’horizon de Green Mountain.
  • Le leader de la formation UAE Team Emirates XRG devrait retrouver sur sa route, en particulier lors de l’étape finale de Green Mountain, de sérieux grimpeurs comme Valentin Paret-Peintre, son plus grand rival l’année dernière, ou encore le vainqueur de la Vuelta 2023 Sepp Kuss, entre autres prétendants.
  • Plusieurs sprinteurs-puncheurs ont rendez-vous dès demain pour le final de la Muscat Classic, dont Bryan Coquard, vainqueur le week-end dernier du GP La Marseillaise.

FRANCK PERQUE

« IL Y A UNE POSSIBILITÉ DE JOUER UN COUP EN SOLO »  

Avant de procéder à son coup d’envoi, la Muscat Classic connaît déjà une transformation puisqu’elle accède cette année à un rang supérieur dans la hiérarchie des courses UCI, à savoir l’échelon ProSeries. Cette distinction doit certainement beaucoup au tracé de son parcours, qui réserve généralement un final mouvementé à partir de l’entrée dans le circuit qui s’achève au belvédère d’Al Bustan, sur les hauteurs de Muscat. Le directeur de course Franck Perque en connaît les moindres détails et identifie déjà la phase d’intensification de la course. « La première partie est toujours assez calme, explique-t-il. Puis on rentre dans une phase très dynamique avec le circuit final, et en particulier avec la montée d’Hamriyah, qui est hyper raide et qu’ils monteront à deux reprises. Généralement on ressent bien l’atmosphère d’une classique, il n’y a pas de calcul et tous ceux qui se sentent en jambes partent à l’assaut ». La ligne d’arrivée est dessinée au sommet d’une route large et droite inclinée à 4 ou 5 % environ, où seuls une petite partie des sprinteurs peuvent prétendre s’imposer, et où d’autres options sont envisageables, selon Perque. « Les années précédentes ce sont des sprinteurs passant bien les bosses qui ont gagné. Mais il y a une possibilité de jouer un coup en solo, comme l’avait fait Fisher-Black. Parmi les acteurs attendus pour le classement général les jours suivants, Adam Yates est capable de s’imposer. Mais j’aurai aussi un œil sur la formation Movistar, qui a l’air bien équipée en talents pour briller sur la Classic, avec notamment Garcia Cortina ou Adria ».  

 

ADAM YATES

« C’EST UN JEU DE PATIENCE QUI VA COMMENCER »  

Personne n’a réussi à remporter à trois reprises le Tour of Oman, ni Chris Froome dont les deux succès en 2013 et 2014 avaient lancé les années de ses deux premières victoires sur le Tour de France, ni Alexey Lutsenko qui avait triomphé en 2018 et 2019. Le leader d’UAE Team Emirates XRG se lance donc dans un défi inédit et s’en approche avec autant de confiance que de prudence. « Je sais que nous arrivons avec un groupe de jeunes coureurs très motivés, explique celui qui vise le maillot rouge de leader, et que nous allons essayer de faire la même chose que les deux dernières années. Mais je sais aussi que c’est une course difficile et que le niveau est de plus en plus élevé ». Contrairement à ses habitudes, Yates n’a pas choisi Oman comme course de rentrée et s’est offert une nouveauté dans son programme : « Je suis allé pour la première fois en Australie pour courir le Tour Down Under. C’était une bonne expérience, plutôt sympa et rafraichissant de commencer l’année par quelque chose de nouveau. C’était un peu étrange car ils ont été contraints de raccourcir l’étape qui devait nous emmener dans les plus grandes ascensions, mais j’ai tout de même pu faire mon boulot pour faire gagner Jay Vine. En tout cas la forme est bonne et pour moi c’est un jeu de patience qui va commencer ici. Il faudra que j’attende Green Mountain, c’est l’étape qui me correspond le mieux et c’est là que j’essaierai de gagner à nouveau ». Le rendez-vous est pris.  

 

VALENTIN PARET-PEINTRE

SI TOUT S’ALIGNE, JE NE SERAI PAS TRÈS LOIN DE GAGNER »  

« Je sais pourquoi je suis là cette année », explique rapidement Valentin Paret-Peintre à l’évocation de son expérience plus que convaincante l’année dernière sur le Tour of Oman (2e), qui était aussi sa première course avec le maillot de Soudal Quick-Step : « J’arrivais timidement, un peu sur la retenue mais je voulais montrer ce que je pouvais faire ». Entre temps, le grimpeur haut-savoyard a changé de statut, le jour où il est devenu un héros national en s’imposant au sommet du Mont Ventoux sur le Tour de France. Mais ce n’est pas sur la base de cet exploit qu’il s’appuie pour affirmer de nouvelles ambitions pour son retour au Sultanat. « Ça ne va pas être facile, celui qui m’a battu l’an passé est encore là et ce ne sera pas facile. Mais ma condition est bonne et si tout s’aligne, je ne serai pas très loin de gagner. Bien sûr, une course de cinq jours, ça ne se joue pas à grand-chose (6’’ d’avance au classement général pour Adam Yates en 2025). Je sais où j’ai perdu du temps l’an passé et je sais comment faire pour l’éviter cette année. En tout cas à l’entraînement je me sens un peu plus fort que l’an passé, je l’ai vu pendant notre dernier stage ».  

 

SEPP KUSS

« DÉBUTER L’ANNEE PAR UN BON RÉSULTAT ICI CE SERAIT L’IDÉAL » 

La formation Visma-Lease a Bike se présente toujours avec des ambitions élevées sur les courses par étapes. Pour cette semaine omanaise, elle table sur son grimpeur américain Sepp Kuss, l’un des deux vainqueurs de grand tour présent sur la liste des partants avec Nairo Quintana. Mais depuis son succès sur la Vuelta 2023, l’Américain n’a pas réussi à rivaliser avec les tout meilleurs, bien que son bilan 2025 affiche tout de même une 7e place sur la Vuelta, où il est également passé près d’une victoire d’étape de prestige (2e à Bola del Mundo derrière son leader Jonas Vingegaard). Une autre saison démarre, et avec elle une motivation renouvelée par un hiver studieux : « je n’ai eu aucune maladie, je me suis bien entraîné, de façon régulière et en prenant soin de moi. Je suis là où je voulais en être à cette période de l’année, je pense que je suis prêt à aller chercher un bon résultat sur ce type de course ». Bien qu’il se présente pour la première fois sur le Tour of Oman, Kuss a étudié précisément le parcours et visualise bien sûr que la grande échéance se situe à la toute fin de la semaine, en s’attaquant à Green Mountain. Aura-t-il les jambes pour y rivaliser avec des candidats désignés à la victoire comme Yates et Paret-Peintre ? « Il n’y a pas beaucoup à réfléchir, sur le papier les choses sont simples avec une seule montée dans le final de l’étape. Mais c’est toujours difficile de juger ce que l’on va pouvoir faire face aux autres, qui eux aussi ont dû bien travailler et progresser. J’espère que je serai en mesure de rivaliser avec eux. Ce n’est pas une super longue ascension mais elle est vraiment raide, et c’est ce que je préfère. Donc j’espère que j’aurais de bonnes sensations ce jour-là. Bien sûr, le but c’est de retrouver mon meilleur niveau et débuter l’année par un bon résultat ici ce serait l’idéal ».  

 

BRYAN COQUARD

« MA MEILLEURE CHANCE, C’EST LA MUSCAT CLASSIC »  

« Le Coq » a ses habitudes sur le Tour of Oman, il y a même déjà chanté. C’était en 2018, au terme d’une première étape où il avait tout simplement devancé Mark Cavendish et Giacomo Nizzolo. Au cours de ses trois apparitions sur l’épreuve, le coureur de Cofidis a même multiplié les places d’honneur. Et pour entamer l’année de ses 34 ans (en avril prochain), il a déjà levé les bras et aussi connu une frayeur : « À Castellon pour ma course de rentrée, je n’aurais pas été loin de la victoire mais je suis tombé dans le dernier virage. Ça ne commençait pas très bien, mais en revanche sur le GP La Marseillaise ça s’est très bien goupillé ». Bryan Coquard, l’unique détenteur d’un bouquet obtenu cette saison sur la liste des partants d’Oman, a choisi de réorienter sa carrière en visant des courses de puncheurs. C’est justement ces qualités qu’il faudra mobiliser pour s’imposer sur la Muscat Classic, où il s’est classé 4e il y a deux ans : « le travail que j’ai fait cet hiver me place en bonne condition, avec de la confiance et en ayant travaillé ce type d’efforts. C’est ma façon de me réinventer et de me challenger. L’objectif de ma semaine, puisque je sais que je ne vais pas aller jouer le classement général, c’est de gagner une fois cette semaine. Et ma meilleure chance, c’est la Muscat Classic ».

 

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