Cancellara, sur un air de Primavera
18 février 2015 - 15:40
La température avait grimpée de quelques degrés (34 °C) au départ de la deuxième étape du Tour of Oman. De quoi inquiéter les coureurs au moment de la signature au pied du magnifique Château d'Al Hazm. D'autant que l'étape s'annonce longue (195,5kms) et ardue. 143 coureurs s'élancent à 10h47 pour la plus longue journée du Tour, en direction d'Al Bustan.
Il ne faut attendre que quelques mètres pour voir les premières attaques et après 2 kilomètres, 4 hommes se regroupent à l'avant : Smukulis (KAT), Van Hecke, Van Meirhaeghe (TSV) et Barbin (BAR). Pas franchement concerné par les fuyards, le peloton laisse filer et l'écart atteint rapidement 5'15'' au km 11. Le premier sprint intermédiaire (km 35,5) est remporté par Van Meirhaeghe, déjà présent dans l'échappée de la veille, devant Smukulis et Van Hecke, alors que le peloton pointe à 5'. La formation Astana décide alors de prendre en main la poursuite et le peloton se rapproche. Frappé par une crevaison, Barbin est le premier à lâcher prise. L'Italien ne parvient jamais à revenir dans le groupe de tête. Au km 46, il est pointé à 1' des leaders et se fait finalement reprendre par le peloton quatre kilomètres plus loin.
Le trio de tête prolonge son effort et l'écart augmente à nouveau pour atteindre un maximum de 8'10'' au km 86. Il est alors temps pour les équipes Movistar et Tinkoff-Saxo de prendre les commandes de la chasse. Au deuxième sprint de bonifications (km 143), remporté par Van Meirhaeghe devant Van Hecke et Smukulis, l'avance des échappés n'est plus que de 4'15'' et celle-ci chute à 2' à 25 kilomètres du but. Dans la première ascension du jour, le redoutable mur d'Al Hamriyah (800m à 9,8 %), Gatis Smukulis passe à l'attaque. Le Letton parvient au sommet avec 30'' d'avance sur Van Meirhaeghe et Van Hecke, et 1'10'' sur le peloton où ne figure plus le maillot rouge, Andrea Guardini (AST), épuisé. Alors que ses anciens compagnons sont repris, Smukulis résiste courageusement. Il est finalement rejoint au km 179 avant lui aussi de « sauter ».
Dans la deuxième difficulté (Al Jissah), quatre hommes lancent la grande bagarre et prennent le large : Fuglsang (AST), Hermans (BMC), Arredondo (TFR) et Meintjes (MTN). Emmené par le grimpeur colombien Julian Arredondo, ils atteignent le sommet avec 20'' d'avance. Le quatuor est ensuite repris par un groupe d'une quinzaine d'hommes forts qui attaquent la descente vers Al Bustan. Devant se trouvent Van Garderen, Van Avermaet (BMC), Sagan, Majka (TCS), Moreno (KAT), Cancellara (TFR), Valverde (MOV) et Pozzato (LAM). Manquent en revanche à l'appel : Nibali (AST), Pinot (FDJ) et Rodriguez (KAT) distancés dans le final.
Dans la dernière ligne droite en faux plat montant, Fabian Cancellara dose parfaitement son effort et dépasse ses principaux adversaires sur le fil. Le Suisse, vainqueur du Tour of Oman en 2010, gagne cette fois-ci sa première étape de l'épreuve. Il devance au sprint Alejandro Valverde et Greg Van Avermaet. Comme il y a cinq ans, Cancellara s'empare du maillot rouge de leader et possède 4'' d'avance sur Valverde et 5'' sur Konrad (BOA). Il domine également le classement par points (maillot vert) alors que Konrad conserve son maillot blanc de meilleur jeune. Présent dans les deux échappées du Tour, Van Meirhaeghe prend possession du maillot de la combativité.